AIR - octobre 2019

Ratier Figeac,
une entreprise qui propulse son territoire

 

Implantée dans le Lot depuis plus de 100 ans, Ratier Figeac a toujours misé sur l’innovation pour se développer et mettre son environnement géographique, économique et humain en mouvement. Ce sera encore le cas avec la création d’un nouveau centre d’excellence pour hélices qui devrait être opérationnel au premier semestre 2020.

 

Le dernier salon du Bourget est « un très bon cru » pour Ratier Figeac, selon Jean-François Chanut, président de la société. « Nous avons en effet signé un contrat supplémentaire avec l’US Air National Guard pour la rénovation des hélices des C-130H avec notre nouvelle hélice NP2000. Cela nous permet de conforter notre carnet de commandes à plus de 300 millions de dollars. » L’entreprise lotoise avait par ailleurs, en amont du salon, annoncé un nouvel accord avec ATR pour l’amélioration des modèles d’hélices afin de réduire les coûts de maintenance. Au-delà des contrats, le salon a également permis à Ratier Figeac de démontrer que l’innovation, qui fait sa force depuis de nombreuses années, est toujours au cœur de sa stratégie. Le groupe Collins Aerospace, dont fait aujourd’hui partie la société, a ainsi pu mettre en avant ses solutions dans le domaine de l’avion plus électrique notamment. Un secteur d’avenir auquel Ratier va contribuer sur ses spécialités, les hélices et les actionneurs.

 

Un premier bâtiment ultramoderne de plus de 3 000 m2 dédié à la la Recherche & Technologie et aux développements inclura les capacités de conception, d’ingénierie et de test qui nous permettront de développer et valider la prochaine génération d’hélices.

Jean-François Chanut, président de Ratier Figeac

 

Bien que membre d’un groupe international, Ratier Figeac reste fortement attachée à son territoire. C’est ainsi qu’un nouveau centre d’excellence pour hélices est actuellement en construction sur le site lotois. « Un premier bâtiment ultramoderne de plus de 3 000 m2 dédié à la Recherche & Technologie et aux développements inclura les capacités de conception, d’ingénierie, de test, permettant à Collins de développer et valider la prochaine génération d’hélices », indique Jean-François Chanut, par ailleurs General Manager Propeller Systems, Collins Aerospace. Un second de 6 000 m2 doit répondre aux besoins de fabrication avec une orientation vers les nouvelles technologies industrielles et 4.0. Un investissement de 32 M€ pour ce nouveau centre qui devrait être opérationnel au premier semestre 2020. Cela comprend les coûts en innovation, en infrastructure, en moyens de production ainsi qu’en recrutement et formation, puisque cela devrait générer la création de 150 emplois directs. « Cela inclut des ingénieurs, des techniciens et des opérateurs au cours des cinq prochaines années », précise Jean-François Chanut.